Vendredi 25 août 1820, Napoléon se sent bien et vaque à ses activités habituelles i.e. promenades dans les jardins, lectures et chevauchée. Immuablement, ces journées commencent ainsi : « il s’habillait tôt ; on lui mettait des bas de soie et des souliers à boucles, on lui présentait une culotte de casimir blanc qu’il passait et restait le haut du corps nu pour faire sa barbe, mais à Sainte-Hélène il ne se rasait que tous les deux jours. Tous les détails de toilette étaient faits avec le plus grand soin, ses dents étaient restées fort belles et conservaient tout leur éclat, bien que depuis longtemps il n’eût plus d’opiat et qu’il dût se contenter d’un peu d’eau-de-vie mélangée d’eau. Après s’être brossé la tête et arrangé les cheveux, il se faisait brosser les épaules et le corps, insistant pour qu’on appuyât sur le côté du foie en frottant vivement, ainsi que sur l’épaule droite à laquelle il ressentait de la douleur. On lui versait ensuite de l’eau de Cologne dans la main ; il s’en frottait le côté, la poitrine, s’en jetait sous les bras, après s’être lavé la figure dans un grand lavabo d’argent contenant de l’eau mêlée d’eau de Cologne. Pour ses mains et ses ongles, il se servait d’un citron. » [Louis Marchand]

Notons ici que dans les magasins de Sainte-Hélène n’était disponible que le « Vinaigre de quatre Voleurs ». L’eau de Cologne utilisée par Napoléon était directement importée d’Europe par l’entremise de Lady Holland et Pauline Borghèse, avec autorisation de Londres.
En cas de pénurie, le valet de Napoléon (Ali) se risquait à en confectionner localement un substitut en utilisant quelques fragrances disponibles localement et que Napoléon n’appréciait guère allant même une fois à prétendre qu’on voulait l’assassiner lorsque cette supposée eau de Cologne de Sainte Hélène avait une telle quantité d’alcool qu’elle lui irrita douloureusement les yeux.