Le mercredi 16 août 1820, désirant une extension des limites pour avoir plus de variété dans ses promenades à cheval, le comte Montholon eut une ou deux conversations nouvelles, à ce sujet, avec le Gouverneur.
Comme le comte faisait observer que Napoléon avait surtout besoin de distraction et d’un changement de décor, sir Hudson Lowe lui répondit « qu’il ne pouvait étendre les limites de la manière demandée sans l’autorisation de son Gouvernement ; on avait donné tant d’informations, dressé tant de plans de l’île, qu’elle était aussi connue en Europe que sur les lieux mêmes ; la question des limites pouvait donc être aussi bien résolue en Angleterre qu’à Sainte-Hélène ; mais s’il ne pouvait complaire à cette requête, il était prêt à accueillir plusieurs suggestions faites par Montholon, quant à la manière la plus convenable de placer certaines sentinelles pour les soustraire à la vue. Il proposa, en outre, de faire réparer une route nommée le chemin militaire, qui donnerait à Napoléon l’aspect de scènes plus variées et plus agréables. Cette route traversait la crête de quelques collines, d’où l’on jouissait des plus belles vues de l’île.