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Le mardi 22 août 1820, Napoléon en apparente bonne santé, se promène dans ses jardins et passe quelques minutes à scruter l’horizon sud-est depuis son pavillon Chinois.
Durant cette journée, l’Empereur apprend la nouvelle des ventes des tableaux de Joséphine au Tsar par son beau-fils, le Prince Eugène. Son serviteur, Ali s’en souviendra quelques années plus tard : « Quand l’Empereur apprit que le prince Eugène avait fait mettre en vente le musée de la Malmaison, il en fut outré. « Est-il possible qu’Eugène, mon fils adoptif, aille se salir en faisant de l’argent des objets précieux que renferme ce château ? Ne l’ai-je pas fait assez riche pour qu’il se dispense de faire une pareille vilenie ? Malheureux intérêt ! Toutes ces belles choses, qui, pour la plupart, ont été acquises au prix du sang français, devaient-elles avoir une pareille destination ? Il eût été digne, il eût été noble à Eugène d’en faire hommage à la France, et le musée de Paris eût été quelque peu indemnisé des pertes qu’il a faites en 1815. À cet acte, on eût reconnu un cœur français et un des miens. Il ne lui reste plus maintenant que d’en faire autant de la Malmaison. Cette habitation pour lui doit être sacrée et doit lui être chère à plus d’un titre ; il doit la transmettre, à ses descendants ; mais, non ! il semble que ceux qui m’appartiennent et ceux qui m’ont entouré se donnent la main pour se confondre dans la foule la plus abjecte. On dirait qu’ils prennent à tâche de se montrer incapables de sentiments élevés. O homme ! Seras-tu donc toujours insensé ? »

Notons ici qu’Eugène n’a pas vraiment eu la volonté de vendre Malmaison et tout au plus de louer cette propriété coûteuse et improductive qu’il ne pouvait habiter étant alors cantonné en Bavière. Il a fait venir quantité de meubles et de souvenirs pour son palais de Munich, puis a procédé en effet à de nombreuses ventes pour payer les 3 millions de dettes de sa mère. La vente la plus fameuse était bien entendu celle des tableaux de la galerie au tsar Alexandre.
Malmaison n’a été vendu qu’en 1828, quatre ans après la mort d’Eugène, par sa veuve, Auguste de Bavière. (Lire à ce sujet la thèse sur Malmaison par Bernard Chevallier – p. 184-187)


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